Aux Galapagos, le labo de Darwin

C’est une refuge extraordinaire pour les animaux. Et pour les visiteurs, sur les traces du célèbres naturaliste, un voyage dans le temps.

Pas étonnant que le scientifique anglais Charles Darwin ait fait des Galapagos son laboratoire, et qu’il se soit inspiré des animaux qu’il y observa pour fonder les principes de « l’Origine des espèces« . Cet archipel volcanique situé à 970 kilomètres de l’Équateur, auquel il appartient, est composé de 128 îles et îlots. Chacun possède ses espèces endémiques qui ont évolué en vase clos.

Le cormoran aptère, par exemple, a vu ses ailes rapetisser jusqu’à perdre son aptitude au vol. Le bec du pinson est devenu plus fin ou au contraire plus trapu, selon que l’oiseau se nourrissait des fleurs de cactus ou de grosses graines à coque. Certains iguanes y ont même appris à brouter les algues et se sont ainsi transformés en animaux marins.

La flore n’est pas en reste, puisque parmi les 875 sortes de plantes recensées ici, 285 sont endémiques , comme l’arbre géant à marguerites, plusieurs cactées et une variété de pétunias.

Afin de préserver ce bouillonnant vivier, les visites de la quasi-totalité des sites naturels font l’objet d’importantes restrictions. Il faut nécessairement être accompagné d’un guide naturaliste, et le nombre de touristes admis à débarquer est soumis, pour chaque île, à un quota.

On arrive par avion à Santa Cruz, l’île principale où habite la majorité de la population, et l’on embarque à bord d’un des bateaux autorisés à mener les expéditions. La plupart des itinéraires prennent une semaine, ce qui suffit à se faire une bonne idée de la diversité des écosystèmes rencontrés.

La découverte commence par le sud, avec les îles Floreana et Española, où nichent d’importantes colonies d’oiseaux marins, comme les fous à pied bleus, les manchots des Galapagos ou les frégates du Pacifique, dont les mâles se reconnaissent à leur poche rouge sous le bec.

Puis l’on rejoint Isabela et Fernandina, à l’ouest, havres pour les tortues géantes et les lézards des laves. C’est aussi là qu’on aura plus de chance d’apercevoir, le long des côtes volcaniques, la silhouette préhistorique de l’iguane des mers, au côté de celle de son cousin terrestre. Tout un symbole !

Conseils aux voyageurs

  • Quand partir ? La saison sèche dure de mai à décembre. Le reste de l’année, les pluies sont fréquentes, mais l’eau est aussi plus chaude pour les amateurs de plongée.
  • A savoir : en raison des quotas imposés aux visites sur certaines îles, il vaut mieux réserver son itinéraire en bateau avant le départ.

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