La Gaspésie, le Finistère québécois

Des côtes déchiquetées, des forêts peuplées d’orignaux… La Gaspésie, cette péninsule qui s’enfonce dans l’Atlantique plonge le voyageur dans un monde sauvage.

La Gaspésie, c’est un peu le bout du monde des Québécois. Cette langue de terre coincée entre les eaux froides du fleuve Saint-Laurent, au nord, et les brumes de la baie des Chaleurs, au sud, s’avance sur 30 000 kilomètres carrés, soit la superficie de la Belgique. Sa partie centrale est occupée par les monts Chic-Chocs – ce qui, dans la langue des Indiens Micmacs, signifie « barrière impénétrable » – , une succession de sommets érodés dépassant les 1000 mètres dont les forêts de sapins et de bouleaux jaunes se couvrent en hiver d’un épais manteau de neige.

Pour explorer la péninsule gaspésienne, il faudra donc contourner l’obstacle et emprunter la Route 132 qui, de villages de pêcheurs en anses rocheuses, permet d’en faire le tour. Depuis la ville de Québec, on longe la rive sud du Saint-Laurent sur 300 kilomètres et l’on arrive au Bic, commune de près de 3 000 habitants et porte d’entrée au parc national du même nom. Ce dernier compte une douzaine de baies, où les phoques se dorent au soleil, et abrite , sous le couvert de sa végétation subarctique, une forte concentration de porcs-épics et de ratons laveurs. En reprenant sa progression vers l’est, on s’offre une halte aux jardins de Métis, paradis horticole de plantes, avant d’atteindre Sainte-Anne-des-Monts.

Là, une bifurcation s’enfonce dans les montagnes jusqu’au parc national de la Gaspésie, le meilleur endroit pour apercevoir des ours noirs, des orignaux ou des hardes de caribous. De retour sur la Route 132, on parvient à l’extrémité de la péninsule. Fouetté par les vents du large, le littoral devient escarpé, à l’image des falaises de Forillon qui forment un promontoire déchiqueté où nichent des milliers d’oiseaux marins.

Au sud, le rocher Percé, emblème de la région, fait étinceler son arche de calcaire dans le golfe du Saint-Laurent. Il ne reste plus qu’à rejoindre la côte sud, plus sage avec ses bancs de sable, ses plages et ses lagunes, jusqu’à atteindre Carleton-sur-Mer, station balnéaire où l’eu est suffisamment chaude pour s’y baigner. De qui terminer son périple en douceur…

Conseils aux voyageurs

  • Quand partir ? De mai à septembre, si l’on veut être sûr d’avoir beau temps. En octobre, c’est soit l’été indien, soit le début de l’hiver.
  • A savoir : impossible de quitter la Gaspésie sans avoir goûté à ses homards ! Certains restaurants au bord du fleuve le proposent même en sandwiches. Le must !

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