Nuits blanches à Saint-Pétersbourg

Saint-Pétersbourg est née d’un rêve. En 1703, le tsar Pierre le Grand décida de fonder une nouvelle capitale sur l’embouchure marécageuse du fleuve Neva, et de lui donner le nom de son saint patron.

Sa construction sur pilotis coûta la vie à 150 000 serfs, ouvriers et prisonniers de guerre. Face aux réticences de ses courtisans à s’installer dans cette région reculée et insalubre, le tsar ordonna aux familles nobles de Moscou de bâtir des demeures et d’y résider au moins six mois par an. Le résultat ? Une « Venise du Nord », érigée sur quarante-deux îles et hérissée de palais inspirés du néoclassicisme français ou du baroque et du rococo italiens.

La cité régna sur la Russie jusqu’à la révolution de 1917 et subit de terribles ravages durant la Seconde Guerre mondiale, alors qu’elle s’appelait Leningrad. Son renouveau, depuis l’effondrement de l’Union soviétique en 1991, est spectaculaire. Avec ses façades de marbre et ses dômes étincelants que reflètent les canaux et la Neva, Saint-Pétersbourg, nimbée de la lumière cristalline du golfe de Finlande, est une ville grandiose au charme magique.

  • Quand partir ? L’été, quand le soleil se couche à peine. Mais en hiver (janvier-février), la cité sous la neige est tout aussi spectaculaire.
  • A faire : le festival d’art vivant des Nuits Blanches, au début de l’été.
  • Ne pas oublier : s’habiller chaudement en hiver. Emprunter le métro pour admirer le style Art déco des stations.

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