Un pèlerinage sur les monts de Kii

Cette péninsule nippone concentre les sites sacrés. Fidèles et randonneurs parcourent les sentiers qui y conduisent.

La péninsule de Kii s’enfonce dans la mer intérieure de Seto, au centre de la côte sud de Honshu, l’île principale du Japon. Depuis des millénaires, ses montagnes de Yoshino, Omine, Kumano et Koya sont des lieux sacrés pour le peuple nippon. Des sentiers de pèlerinage, souvent pavés, les relient aux capitales historiques Nara et Kyoto.

Les fidèles vêtus de blanc les parcourent, mais aussi de nombreux randonneurs. Depuis Osaka, la route 371 conduit, vers le sud, au pied du plus révéré de ces sites, le mont Koya (Koya San), situé au cœur de la péninsule. Là, un téléphérique emporte les visiteurs jusqu’à une haute vallée suspendue entre les pics, où se nichent les 120 temples qui constituent le sanctuaire de Kongobuji.

Environ la moitié servent de « shukubo », des logements où passer la nuit. Le monastère est le siège mondial du « shingon » (parole vraie), le bouddhisme tantrique japonais. Son fondateur, Kobo Daishi, est d’ailleurs enterré ici, dans le temple Okunoin.

La région est riche en « onsen », des sources chaudes naturelles, où se délassent pèlerins et excursionnistes. L’auberge de la source chaude de Ryujin, au sud de Koya San, accueille ainsi les voyageurs depuis 1657. De là, la route 168 file vers le sud et la ville de Hongu, point de départ des chemins pour le site religieux de Kumano. Ses trois sanctuaires shintoïstes – la religion ancestrale du Japon – et ses deux temples bouddhistes sont disséminés dans une forêt millénaire de cèdres et de cryptomères géants.

Cap maintenant vers le nord sur la route 168, avant de bifurquer vers l’est sur les voies 53 puis 21, pour faire halte à Yoshino, non loin de Nara. Dans cette paisible station de montagne, le voyageur peut se détendre sur le balcon en bambou d’une maison de thé, bercé par l’appel des prêtres qui soufflent dans leurs conques.

Les pèlerins s’arrêtent ici pour prier, avant d’entreprendre leur marche de 80 kilomètres vers le mont Omine, sous une dense forêt striée de torrents et de cascades.

Conseils aux visiteurs :

  • Quand partir ? À la fin du printemps ou au début de l’automne.
  • À savoir : de superbes fêtes ont lieu dans des villages de la région. Renseignez-vous sur place.
  • Ne pas oublier : passez une nuit dans un ryokan (auberge traditionnelle). Réservez si vous voyagez en période de floraison des cerisiers.

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